Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
2006.01.20. 20:17
Avec ses vêtements ondoyants et nacrs
Avec ses vêtements ondoyants et nacrs
Avec ses vêtements ondoyants et nacrs, Même quand elle marche on croirait qu'elle danse, Comme ces longs serpents que les jongleurs sacrs Au bout de leurs btons agitent en cadence.
Comme le sable morne et l'azur des dserts, Insensibles tous deux à l'humaine souffrance, Comme les longs rseaux de la houle des mers, Elle se dveloppe avec indiffrence.
Ses yeux polis sont faits de minraux charmants, Et dans cette nature trange et symbolique Où l'ange inviol se mêle au sphinx antique,
Où tout n'est qu'or, acier, lumière et diamants, Resplendit à jamais, comme un astre inutile, La froide majest de la femme strile.
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